

- Tempète sur les stent actifs! -
Une étude suédoise ressort les résultats du registre national de Suède qui avait déjà provoqué la contreverse en montrant un “sur-risque” des stents actifs. (à trois ans)
L’étude a plus de recul (4 ans) et plus de patients: tous les stents nus et actifs sont recensés.
Résultats:
Pas de différence significative à quatre ans entre les deux types de stents en terme de DC ou d’infarctus.
Une analyse plus fine montre:
Les stents actifs ont un meilleur résultat à mois sur la mortalité et la récidive d’infarctus du myocarde à 6 mois.
Les stents nus ont un meilleur résultat à long terme.
Pour le Pr James, « les stents actifs s'adressent à des patients motivés acceptant de prendre au long cours du clopidogrel et ils paraissent avant tout destinés aux lésions coronaires de plus de 8 mm, sur des petits vaisseaux ainsi qu'aux diabétiques ».
A rapprocher d’une autre étude de registre de 14 pays, en phase aigue d’infarctus du myocarde (registre GRACE)
Surmortalité nette pour les infarctus avec ST+ à 6 mois pour les stents actifs. (pas de différence pour les infarctus à ST -)
Pour le Pr Wijns, il semble surtout important que les débats en cours ne compromettent pas le principe de l'angioplastie dans les IDM, ST ou non, l'indication étant de classe Ia. Sur ce point, il y a consensus.
Le Pr Steg résume la situation de la manière suivante : « nous avons un signal sur la mortalité et pas de preuve de l'intérêt des stents actifs sur les stents nus en contexte d'IDM aigu. Les stents actifs ne sont ni pour personne, ni pour tout le monde. Ils ont simplement de bonnes indications : patients à haut risque de resténose et faible risque hémorragique, volontiers diabétiques, compliants, présentant des lésions longues et de petits vaisseaux ».
Pour le moment, donc, rien ne prouve que l'IDM aigu fasse partie de ces indications, et les analyses de GRACE tendent même à suggérer le contraire.
Remarque: (Pr DANCHIN)
Les % de resténose sont très inférieur à ceux qu'on considérait comme suivant les angioplastiies:
Moins de 10% au lieu des 20 à 30% Classiques.
Probablement du au fait qu'on faisait des angiographies systématiques de contrôles et qu 'on comptabilisait les "resténoses angiographiques.
On ne fait plus d'angiographies systématiques et on arrive à des resténoses de moins de 10%.
De ce fait, l'utilisation des stents actifs sont ils encore justifiés?
Il faut que le risque de resténose soit suffisamment élevé: sténoses longues, et peut-être diabétiques.
Pas en primaire d'infarctus: peu de risque de resténose (5%) pour gagner 1%?
Et les stents actifs sont très cher!
+++ de la compliance du patient au traitement avant de lui poser un stent actif!
ESC Etudes SCAAR & GRACE
Les stents actifs
dimanche 30 septembre 2007